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July 31 "Baby one more time !" Et une de plus au compteur. Quand on aime, on ne compte pas, paraît-il. Faut croire qu'on l'aime c'te montée de l'Alpe d'Huez. Avec Ludo-le-poto, on s'est offert hier notre 4e triathlon de l'Alpe d'Huez en 4 éditions. Perso, l'une des plus réussies, je pense. Après avoir suivi la veille l'épreuve Longue Distance pour le Mag, m'être offert un super trip en moto sur les 115km du parcours vélo via les cols de L'Alpe du Grand Serre, du col de l'Ornon et enfin la dernière ascension aux 21 virages, j'ai un peu les fourmis dans les jambes le lendemain pour m'élancer sur le format Courte distance (1,2km/30km/7km). Et la peur au ventre aussi, because un week-end précédent "méchoui" dont j'avais peur qu'il me reste dans les pattes, et parce que j'ai beaucoup moins de kilomètres en vélo cette année.... Première bonne nouvelle : en trempant ses petons dans l'eau, Duff l'ami supporter donne un avis de pro : l'eau est à 18°C. Ce qui est confirmé d'emblée un peu plus tard par le speaker (un vrai thermomètre ambulant, ce Duff ;-)). Donc beaucoup plus "chaude" que les années précédentes. Ce qui ne favorise pas, pour ma part, une très bonne natation : 22'51, j'me suis pas foulé, faut dire que j'me suis pris pas mal de coups, dans la mâchoire, dans les côtes, au milieu des 800 partants.... Pis sachant le parcours vélo qui s'annonce derrière avec la fameuse montée de 14km et ses 21 virages, y a pas de raison de s'affoler. ![]() Sur la selle, les sensations sont bonnes. Jusqu'à Bourg d'Oisans, ça va même très vite. Trop vite pour certains. Alors que le compteur affiche 52km/h, je vois deux corps inertes sur le bas côté, une voiture arrêtée. Deux triathlètes qui ont visiblement chuté. Frissons. On relativise vite dans ces cas-là. C'est bien de vivre sa passion à fond, mais y'a des limites à ne pas dépasser. J'espère que ces deux compères s'en sont sortis. J'me calme un peu du coup, laisse passer les furibards...qui vont coincer un peu plus loin, dès le pied de la montée. C'est là que la course commence. Je mets le triple plateau d'entrée. Ca fait drôle de passer en quelques centaines de mètres de 35km/h à 15km/h, puis 12, puis 10.... le plus dur dans ces cas-là est d'accepter cette baisse de rythme, d'encaisser la hausse du rythme cardiaque, de ne pas s'affoler, de bien se poser et de faire tourner continuellement les jambes, en cherchant à garder un même rythme. Quand c'est dur, je pense à ceux et celle que j'aime et qui ne sont pas là, où qui vivent des choses bien plus dures. Je tape la discute avec un British dans la montée... Ca fait passer le temps. Je souffre moins que l'an dernier. Je grapille environ 80 places dans la montée, réalise le 294e temps sur cette montée en 1h10:42. ![]() Sous un très lourd cagnard, je ne subis pas de coup de chaleur comme l'an dernier. Je pense à ma stratégie "bidon" : s'asperger le plus souvent possible d'eau la tête, les bras, les cuisses, pour se "rebooster". Les 3 derniers virages sont interminables, avec vent de face en plus. Mais ça y est, on peut enfin poser le vélo après 1h40 de vélo. Les 7km qui restent à pied, à 1850m d'altitude, ne sont plus qu'une "broutille". Je prends mon temps - un peu trop d'ailleurs (38:49)- et coupe la ligne d'arrivée sans oublier de taper dans les mains des enfants ou inconnus qui me la tendent sur la dernière ligne droite. Temps final : 2h45:35, 314e sur 749 finishers. Et 3 minutes de mieux que l'an dernier. Le "vieux" n'a pas dit son dernier mot ;-)) ![]() PS: merci et bravo à Ludolecosto d'avoir eu les c.... de venir et finir avec le peu d'entraînement qu'il avait, et merci à Duff, le pro de l'animation et logistique... July 01 Ca roule pour eux ! |
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